02/03/2006

Mon droit, Ma bénédiction

MON DROIT,

MA BÉNÉDICTION


La Bible nous rapporte l'histoire de la relation houleuse des deux fils d'Isaac, lui-même fils légitime d'Abraham. Jacob, le cadet, devra s'enfuir devant son frère Ésaü, après lui avoir volé la bénédiction de leur père aveugle et mourant, et cela sur le conseil et avec la complicité de leur mère, Rébecca, dont il était le préféré

(Gen27:1 -45).
Leur séparation et la haine d'Ésaü pour Jacob vont durer 20 ans, jusqu'au retour, diplomatiquement négocié, de Jacob vers son frère.

La Bible mentionne un évènement qui semble avoir constitué un point de non-retour dans tout ce drame.

 (Gen25 :27-34)
Pour un plat de lentilles que Jacob avait cuisiné, Ésaü, affamé et fatigué après une journée de chasse, lui vend son droit d'aînesse.
La Bible précise clairement, comme un reproche aux allures de sentence :
"C'est ainsi qu'Ésaü méprisa le droit d'aînesse"
(ch. 25:34).

Je vais être direct : nous avons tous une part, un droit, une bénédiction personnels devant Dieu, du fait même que nous existons, en tant qu'êtres humains.
Les mépriser équivaut à s'en priver. Qui est alors à blâmer ?
Pour quoi donc existons-nous ? Notre corps est un résultat de nos parents, soit !... mais un corps de chair et d'os, sans âme ni esprit est vide de vie. D'où viennent donc notre âme et notre esprit, et pourquoi existent-ils ? Pourquoi existons-nous en tant que tels ?

La Bible nous dit que Dieu nous a créés "êtres de relation" pour vivre librement avec Lui une réelle relation d'Amour, et pour dominer sur sa création, afin de lui en apporter la louange et l'adoration, comme des prêtres de son culte à toujours.
Qu'avons-nous fait de cette part qui nous est confiée, de ce droit qui nous est échu, et de la bénédiction qu'ils impliquent pour nous-mêmes ?

Les avons-nous méprisés, comme Ésaü avec son droit d'aînesse ? Souvent, oui...
Il y a en effet des milliers de façon de le faire, et en voici quatre des principales :

- la plus évidente est de rejeter clairement Dieu;

- la plus répandue est de donner notre "religiosité" (adoration, vénération, culte, ...) à qui ou quoi que ce soit d'autre qu'à Dieu (un ange, une personne (la plus sainte soit-elle !), un objet de relique, l'argent, le sexe, la famille, le sport, des loisirs, une philosophie, un "gri-gri" superstitieux (médaille, eau "bénite", etc.), notre égoïsme / notre égocentrisme, ...) : tout cela, c'est de l'idolâtrie, et l'idolâtrie est une GUERRE déclarée à Dieu, en pleine face;

- la plus "subtile" est de ne pas prendre notre place dans le Plan que Dieu a prévu pour notre vie;

- la plus hypocrite est de repousser son Amour et son Pardon à "plus tard" (c'est aussi la plus stupide, car "plus tard" ne nous appartient pas...).

Alors, si nous avons ainsi méprisé notre part, notre droit, et notre bénédiction auprès de Dieu, et quelle que soit la façon dont nous l'avons fait, reconnaissons-le et revenons à Dieu, dans la repentance et pour vivre pour Lui dans une obéissance reconnaissante, avec Sa grâce.
Notre part est toujours là, notre droit est toujours ouvert, "à notre nom", et notre bénédiction en découlera dès que nous l'accepterons.
Et nous pourrons enfin vivre librement ce pour quoi nous existons, comme des êtres créés et non comme des fruits du hasard.

Pour finir, je vous dis simplement et en toute amitié, comme Ananias à Paul, tout juste converti sur le chemin de Damas : "
Et maintenant, pourquoi tardes-tu ?" (Act22 :16)

Par Jean Nehlig

 


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